Adidas : la pilosité de son égérie dérange

Il n’y a pas de mystère : pour faire parler de soi, générer le buzz, il faut provoquer, déranger le quidam confortablement installé dans son quotidien. Et ça, cela fait bien longtemps qu’Adidas l’a compris… Pour preuve, sa dernière campagne avec Arvida Bystöm en égérie.

Arvida Bystöm Adidas

Et oui ! La particularité de la mannequin suédoise c’est qu’elle est… poilue ! Comme tout le monde, me direz-vous peut-être, car l’humain a des poils, c’est bien connu. Sauf que.

Sauf qu’Arvida Bystöm est une femme, et que dans l’imaginaire collectif, les femmes et les poils, c’est une association interdite… Le “droit aux poils”, cela fait quelques années que certaines le revendiquent. Après tout, ce que l’on fait (ou pas) avec notre pilosité nous regarde. Mais comme sur de nombreux autres points concernant le concept de féminité, les mentalités ont du mal à évoluer. Insultes diverses allant jusqu’aux menaces de viol et de mort(!), la jeune Suédoise a subi de plein fouet une haine injustifiée.

“Je pense que la féminité, c’est un concept culturel. Je pense que tout le monde peut être féminin, faire des choses féminines et que la société actuelle a très peur de tout ça.” Voilà ce que dit la jeune mannequin et photographe de 25 ans. Et ses mots sonnent effectivement très justes. Ce spot fait partie de la campagne “les icônes de demain”, à laquelle participent également Barbara Ferreira et la skateuse Rachele Vinburg. Une campagne par laquelle Adidas souhaite montrer la diversité et la pluralité qui existent dans la beauté.

Arvida Bystöm Adidas

De plus en plus, les marques semblent prendre en compte les différentes facettes de la beauté. Certains diront que c’est uniquement pour faire parler d’elles. Mais même si c’était le cas, ce genre de campagnes et de choix aident à casser les stéréotypes. Les réactions véhémentes à l’utilisation d’une mannequin poilue montrent justement qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire, car l’opinion publique a encore une facilité déconcertante à juger le corps des femmes, à leur imposer les diktats de la beauté. Malgré tout, Arvida Bystöm souhaite rester positive sur son compte Instagram :  “Plein d’amour, et rappelons-nous que chaque personne est différente.” Et nous ajouterons qu’elle a tout simplement le droit de l’être…!

 

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