Interview : Layticia Audibert, écrivain, mais pas seulement

Chez Citizen’s Style on aime les talents ! Dès que l’on a entendu parlé de Layticia Audibert, on a tout de suite eu envie de vous la faire découvrir. Artiste aux multiples facettes, elle fascine et envoûte. Une belle personne qui a accepté de répondre à nos questions sur son parcours, ses actualités et son dernier livre : De mort et d’eau fraîche 

 

– Mais qui est Layticia Audibert ?
Vaste question dont je ne suis pas sure d’avoir encore toutes les réponses! Comme tout ce qui vit je suis en perpétuel changement. On va dire que la constante c’est que je suis une femme qui essaye d’être la meilleure version d’elle même aussi souvent que possible en créant ma vie à chaque instant et en cultivant l’art de vivre.

– Quand as-tu su que tu étais faite pour l’écriture ?
Très tôt, j’ai écrit mon tout premier livre à 13 ans, c’était un essai et cela s’appelait “philosophie des cons”! Bon j’avoue j’étais un peu une adolescente rebelle et je regarde cette période avec un sourire amusé. Je ne suis pas issue d’une famille qui lit. J’ai donc découvert cet univers par moi-même et ma première rencontre fut d’envergure car le premier livre que j’ai lu à 12 ans était “le crépuscule des idoles “ de Nietzsche. Je l’ai pris dans le rayon livre d’Intermarché et je l’ai choisit parce que j’aimais le titre… Bien sûr je n’ai pas tout compris à cette époque, mais je crois que cela a été déterminant dans mon goût des mots. Une semaine après, dans le même rayon, mes mains déjà avides de belles lettres ont saisi “l’insoutenable légèreté de l’être” de Milan Kundera. Cela a achevé de me convertir.

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– Au sein de tes romans, de tes histoires, de quoi aimes-tu parler ?
J’aime tout ce qui touche à l’humain dans sa simple complexité, aux relations, aux émotions, au sens de la vie. Mais n’est-ce pas la thématique de toute littérature? De façon générale je crois que je n’ai pas de thématique de prédilection et je lis tout, enfin quasiment car je n’ai que peu d’appétit pour les livres historiques, je crois que c’est parce que je n’aime pas trop penser à reculons.

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– Quel écrivain t’inspire ?
Si je ne dois en citer qu’un je dirais Milan Kundera. Ne serait-ce que pour l’impact qu’il a eu sur ma vie. Après je n’aime pas trop l’idée d’avoir un “préféré” car dans l’absolu chaque lecture correspond à un moment de vie, à une émotion, à un état d’être qui n’est jamais vraiment le même. Je peux lire la même œuvre à deux moments de vie et ne pas lire la même chose. C’est d’ailleurs à mon sens le postulat de l’art, le ressenti qui est dans l’instant et sa fugacité selon le regard qu’on lui porte et quelle version de moi le regarde.

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– Es-tu un écrivain du matin ou du soir ?
J’écris le soir, sur mon canapé, mon portable sur les genoux. Le matin, je suis trop souvent en retard au travail pour ne serait-ce que l’envisager (rire)

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– Parle-nous de ton premier roman ?
Mon premier roman s’intitule “de mort et d’eau fraîche”, paru aux éditions Kirographaires. J’ai construit ce roman comme un hymne à la vie avec pourtant sa thématique contraire: la mort. Le postulat de départ est “que feriez-vous s’il vous restez 7 jours à vivre?” et “qu’avons nous fait de notre vie?”. C’est l’histoire d’un jeune homme de 30 ans qui a usé sa vie à l’usure du latex et qui apprend qu’il lui reste quelques semaines ou mois à vivre. Ne voulant pas se voir dépérir il se donne 7 jours à vivre, au rythme des péchés capitaux. Et dans cette période il conclu avec la femme qu’il aime un contrat d’amour à durée limitée sur 7 jours, une sorte de CDD de l’amour.
Même si la thématique peut paraître grave, et il y a sans doute des moments qui le sont, j’ai essayé de mettre de l’humour dans ce roman qui est donc tout sauf plombant. La majorité des lecteurs m’ont même dit qu’il leur avait redonné le goût de l’urgence de vivre, le goût de reconquérir leurs rêves et aller à l’essentiel. C’est pour moi la plus belle des récompenses.

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– Nous, il nous a conquis ! Où les lecteurs peuvent-ils le trouver ?
Sur le site des éditions Kirographaires, à la librairie Fontaine avenue Victor Hugo à Paris, à la Libraire L’arbre à lettres dans le 12ième, sur commande chez tous les libraires et sur fnac.com, chapitre.com

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– Et maintenant, quels sont tes futurs projets ?
Je travaille actuellement à l’adaptation théâtrale de mon roman en collaboration avec l’association “la musique et les mots” créée par Hélène Loublier et Yannick Comenge. Plus qu’une adaptation théâtrale, cela sera un spectacle qui va mêler un concert de musique avec compositeur Fabrice Ravel-Chapuis, une partie vidéo et une partie théâtrale avec deux jeunes et très talentueux acteurs Joyce Franrenet et Laurent Paris. Cela devrait voir le jour à la rentrée 2012 et c’est un magnifique projet qui me tiens à cœur.
Parallèlement, je vais commencer l’écriture de mon prochain roman.
Enfin, je continue aussi mes projets artistiques avec la peinture avec l’exposition de mes toiles aux Pavillon Vendôme jusqu’en juin 2012. le concept de défilé de tableau que j’ai inventé va aussi probablement faire des petits, enfin j’espère…
En résumé des journées bien remplies et beaucoup de joie d’avoir la chance de pouvoir les partager.

 

L’avis de la rédaction :

– prix : 
– envie de lecture : ♥
– envie d’achat : ♥

 

ViVi LaChipie

Après mon blog personnel http://www.ivy-mag.com, me voici sur mon autre site. Un blog participatif, féminin sur la diversité. La beauté est trop belle pour être unique, comme notre vie. Citizen's Style est le reflet du réel avec les tendances que l'on retrouve à Paris, Tokyo, Montréal, New York, Yaoundé ou ailleurs. Bonne lecture !

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